Laurence Gondouin Boudjemai est née à Paris. Elle est diplômée (DNSEP) de l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans en cinéma et photographie.

Elle mène parallèlement ses projets photographiques et cinématographiques qui sont parfois étroitement liés, intégrant des photos dans ses courts-métrages ou réalisant des films expérimentaux pour ses expositions de photos.

Voyageant seule depuis ses 18 ans, elle a, pendant quinze ans, arpenté la planète, des Etats-Unis à l’URSS, de l’Angleterre à l’Italie en passant par l’Allemagne, la Hollande, la Grèce, la Suisse, la Turquie, l’ex Yougoslavie, le Danemark, l’Autriche, la Hongrie jusqu’en Afrique du nord et les Antilles. Elle en conçoit des carnets de voyages qui sont pour elle comme un journal intime.Lors de ses périples elle s’installe à San Francisco entre 1988 et 1990 et séjourne de multiples moments à Berlin : deux villes qui sont prégnantes dans l’ambiance résultant du travail sur le portrait des femmes.

Elle écrit et réalise 8 courts-métrages entre 1983 et 2012 qui seront sélectionnés dans des festivals français et étranger.
Elle dirige et organise pendant cinq ans les Rencontres Cinématographiques de Blois. Festivals de courts-métrages internationaux.
Revenue à Blois, elle prend le temps de mettre au monde ses deux enfants et se consacre depuis 2000 à l’écriture de longs-métrages pour le cinéma et de pièces de théâtre : « Les lettres de Jeanne » (2000) – « Carnet de vie » (2008-2009) – « John et Léna » (2011) – « Trois petits tours et puis s’en va » (2012-2013) – « De l’une à l’autre » (2020).
Tout en poursuivant son travail photographique et cinématographique, elle intervient parallèlement comme art-thérapeute en milieu psychiatrique auprès d’enfants et d’adolescents.

Laurence Gondouin Boudjemai travaille ses projets photographiques sur plusieurs années. Ils abordent l’identité, la maternité et la naissance, la nature et les saisons, la mémoire et la notion du temps qui passe. Elle travaille ses projets comme une nécessité qui prend parfois l’aspect d’une quête initiatique. Mettant en scène la subtilité des clairs-obscurs, des formes embuées ou précises, elle pointe le détail qui nous interpelle inscrivant ses images dans un temps pluridimensionnel qui inclut le passé, le présent de la vision de l’image et celui, par réaction, induisant une projection dans l’avenir.

Sensible à l’émotion esthétique, elle compose ses photographies en mettant souvent en évidence une impression d’intimité, de poésie ou de solitude élevant ses recherches à un certain niveau de romantisme artistique procurant satisfaction émotionnelle et esthétique.